Courcelles, hier et aujourd'hui

Préhistoire :

Nous avons des preuves d'occupation humaine du nord Franche-Comté depuis la période néolithique. On a retrouvé des traces d'habitats en grotte à proximité.

Courcelles est environné de trouvailles préhistoriques, tout particulièrement celles de l'éperon barré de Chataillon en prolongement du Chênois, sur la commune de Bart.

 

 


 

 

Moyen-Âge :

La région était occupée durant la période mérovingienne, V°-VIII° siècle. Un cimetière contenant des sépultures mérovingiennes a été découvert dans la zone du "Grand Champ", le long du canal. Cette  nécropole  est comparable à celles voisines d'Arbouans, Audincourt, Bavans, Lougres, Présentvillers, Dampierre-sur-le-Dous, Colombier Fontaine, Colombier-Châtelot ou Blussangeaux. Cela témoigne d'une occupation humaine très dense dans cette région pour l'époque.

Le premier document évoquant Courcelles est une bulle du pape Grégoire VIII datée de 1187. En 1317, un officier seigneurial, chargé des intérêts du comte Montbéliard en était le maire.  Cela montre qu'une partie au moins du village était sous influence de Montbéliard.

 

En fait, le territoire et les terres du village étaient intégrés à deux fiefs différents :

- En 1369, la famille noble de Champey fait une donation à l'abbaye de Belchamp de tout ce qu'elle possédait à Courcelles, Allenjoie et Montbéliard. En outre, Aimé de Saint-Aubin possède 5 meix en 1386. Ce fief passe successivement à Jacques d'Orsans, seigneur de Lomont en 1398, puis à Georges d'Assuel en 1544. Il passe enfin dans le domaine du prince en 1648. De ce fait, le prince de Montbéliard a rassemblé à Courcelles depuis cette date les éléments d'un très gros domaine formé par la forêt de Chataillon-Chênois et par toute la plaine du Doubs.

-En 1437, une partie de Courcelles est détenue en fief par Thiébaud de Saint-Maurice avec une partir du village de Dung. En 1554, il appartient à Jean de Gilley qui le vend au comte Frédéric de Wurtenberg en 1587.

 

Vers la moitié du XVII° siècle, on peut considérer que Courcelles-lès-Montbéliard fait partie de la principauté de Wurtenberg.

La situation ne varia plus jusqu'en 1793, année où Montbéliard et ses alentours sont rattachés à la France révolutionnaire.

 

 

 

 

 

Epoque moderne

Le protestantisme est introduit à Courcelles en 1541.

On note que Courcelles se développe à partir de 1571 grâce à l'installation du premier moulin à papier et de la première imprimerie du Comté de Montbéliard par l'imprimeur Eugène Episcopius, originaire de Bâle. On a retrouvé un acte du 27 juillet 1575 qui indique que le comte Frédéric prête 3000 florins à Eugène Episcopius et lui donne le bois nécessaire à la construction d'une imprimerie.

La fabrique est installée sur la rive droite de l'Allan, sur le territoire de Courcelles, face au quartier des Vignottes. Elle produit alors un papier de qualité avec en filigrane l'écu échancré et écartelé du Wurtenberg et de Montbéliard.

En 1576, Episcopius revend la papeterie à Jacques Folliet, le premier imprimeur montbéliardais qui reçoit des aides du comte Frédéric. Folliet imprime le premier livre montbéliardais "Les Actes du Colloque" commandité par le Comte puis "La Confession de foi de Montbéliard" le 22 décembre 1586.

Jusqu'en 1588, l'imprimerie fonctionne avec une belle régularité.

Le comté de Montbéliard, propriété de la Maison de Wurtemberg, est entièrement acquis à la Réforme luthérienne à la fin du XVIe siècle. En 1587, le duc de Guise et ses ligueurs envahissent le comté pour punir le comte Frédéric (qui règne de 1580 à 1608) de sa sympathie pour Henri de Bourbon, futur Henri IV. De plus, le comté avait accueilli le fils de l’amiral de Coligny avec sa troupe de 3 000 hommes, en route vers les principautés protestantes d’Allemagne.

L’armée des Guise soumet le comté au pillage et le met à feu et à sang. Les mémoires du temps dénombrent les incendies de 4 temples, 15 presbytères, 8 fermes ou domaines princiers, 10 ateliers artisanaux et 700 maisons.  Le village de Courcelles est aussi incendiée avec l'imprimerie. Folliet ouvre peu après, à nouveau, une papeterie et une imprimerie mais à Montbéliard.

Quarante sept ans plus tard, La Guerre de Trente ans (1618-1648) s'abat brutalement sur la région. La violence meurtrière de la guerre elle-même s'accompagne d'une famine et d'une épidémie de peste.

L'instabilité politique et religieuse du Saint Empire romain germanique est à l'origine du conflit : pour résister aux progrès de la Réforme catholique, les princes protestants se regroupent en une Union évangélique (1608). Les princes catholiques leur opposent la Sainte Ligue allemande (1609), dirigée par le duc Maximilien Ier de Bavière. Des incidents dramatiques mettent le feu aux poudres et sont à l'origine du commencement de la Guerre de Trente Ans.

La Franche-Comté et la principauté de Montbéliard appartiennent au Saint-Empire romain germanique.

Le 4 mars 1635, les troupes du duc de Lorraine surprennent trois compagnies de Suisses, mercenaires au service du royaume de France, cantonnées à Courcelles. La bataille fait rage dans le village qui est incendié à l'exception de deux ou trois cheminées (maisons de pierre).

Un an plus tard, en janvier 1636, les troupes "Grabattes" (croates), installées au Chênois, ruinent ce qui reste alors de Courcelles... Après un court répit, en juillet 1636, des troupes comtoises et lorraines viennent couper les blés du village pour affamer Montbéliard.  La garnison et les bourgeois en armes font une sortie pour les chasser. Le combat, après plusieurs heures, est favorable aux Montbéliardais mais les blés sont irrémédiablement perdus. En août 1636, ce sont les troupes du général de l'armée impériale Gallas qui dévastent tout le pourtour de Montbéliard pour transformer la région en terre brûlée. Son armée a justement mérité d'être considérée comme la bande la plus cruelle et la plus rapace de toute la guerre de Trente Ans qui n'en manquait pourtant pas : Gallas et ses officiers ont longtemps laissé un souvenir épouvantable en Bourgogne et en Lorraine, à cause de leur méchanceté proverbiale. 

Courcelles ne se relève que très lentement de ces désastres après la paix de Westphalie en 1648. Longtemps après, un document dit que le village est encore "crus en rapaille et buissons, faute de labeur et de culture", faute aussi de population pour y parvenir. Le repeuplement se fait alors avec des colons suisses protestants francophones, comme dans tous les villages u pays.

Mais la reconstruction subit encore un violent coup d'arrêt lorsque Louis XIV fait occuper la principauté de Montbéliard en 1676. Cette occupation dure vingt et un ans jusqu'en 1697, moment où la principauté de Montbéliard est rendue à son suzerain Georges II par le traité de Ryswick. Les militaires français, cantonnés dans les villages, sont à la charge des habitants et écrasent les populations par leurs exigences.

Au XVIII° siècle, les activités paysannes reprennent dans le village et alentours. Construit au bord de l'Allan, à l'écart de la route historique reliant Voujeaucourt à Montbéliard, Courcelles a une tradition agricole et forestière. Le bois de Courcelles était appelé autrefois la forêt du Chênois parce qu'essentiellement constituée de chênes de qualité et qui servaient pour la construction des navires de la flotte royale française (les mâts par contre provenaient des sapins du Haut-Doubs).

 

 

Epoque contemporaine

 

- La Révolution française :

"A la fin du XVIIIe siècle, le pays de Montbéliard, principauté de langue française mais possession allemande du prince de Wurtemberg, est cernée par les deux provinces devenues françaises de Franche-Comté et d’Alsace. La région est un objet de convoitise pour le Royaume de France depuis Louis XIV. Depuis 1700, avec la perte des quatre terres ( Héricourt, Châtelot, Blamont, Clémont) la Principauté se réduit.

La Révolution apporte alors le coup de grâce. Les notables locaux cultivés, sont sensibles aux idées nouvelles, et accueillent avec enthousiasme en 1793 l’arrivée de Bernard de Saintes. Il est dépêché par la Convention avec une armée pour prendre possession de Montbéliard déjà abandonnée par son prince, réfugié à Stuttgart, et qui se donne pacifiquement.

L’ardeur révolutionnaire locale est née également de la situation d’isolement du pays : même la route royale de Besançon à Strasbourg qui passe par Héricourt évite soigneusement Montbéliard. Cet enclavement d’ailleurs se matérialise par 56 postes de douanes qui entourent la principauté en 1780 et freinent considérablement les perspectives de développement commercial du pays.

Le rattachement lui donne un second souffle avec la suppression du corset douanier, la mise en vente du patrimoine foncier des princes, l’affirmation du principe de la libre entreprise et la suppression des corporations ; les ambitions des entrepreneurs sont libérées et des familles comme Japy et Peugeot peuvent faire entrer la région dans l’ère de la révolution industrielle.

Par contre, l’intégration à la République française marque une rupture administrative fondamentale : la principauté fait d’abord partie du département de la Haute-Saône, de celui du Mont-Terrible en 1797, puis du Haut-Rhin en 1800 et enfin du Doubs en 1816. Ses institutions sont totalement refondues, uniformisée au nom du principe révolutionnaire d’égalité des territoires, c’est la fin du particularisme local.

https://clespourlhistoire.ac-besancon.fr/lacte-de-rattachement-de-montbeliard-a-la-france/

- La révolution industrielle :

On assiste à un essor démographique de Courcelles entre 1822 et 1880. Cela s'explique par la situation du village au cœur du pays de Montbéliard, région qui connait alors un important développement industriel :

  • La construction du canal qui se termine en 1864 amène beaucoup d'étrangers dans notre commune.
  • La création d'une filature à Audincourt en 1814 qui emploie jusqu'à 600 personnes avant de fermer ses portes un siècle plus tard en 1965.
  • Le développement des forges d'Audincourt, près d'Arbouans qui emploie jusqu'à 1400 personnes avant de fermer ses portes en 1968.
  • En 1824 le site de La Roche sur l'Allan devient une fabrique d'acier fondu comprenant quatre fourneaux de fusion, un martinet et une cage de laminage. Dans les années 1960, le site devient une fabrique Peugeot de câbles et d'amortisseurs. En 1996, le site est définitivement déserté.
  •  
  • En 1833, un fabricant genevois de claviers pour boîtes à musique, Pierre Henri Paur, achète les bâtiments de la Ferme du Prince dans l’idée d’implanter cette industrie à Sainte-Suzanne et avec lui viennent des ouvriers de la Suisse. L'usine L'Epée fabrique d'abord des boîtes à musique, puis des éléments de pendules au XIX° siècle (des portes-échappement) et enfin des pendules à partir de 1976 et jusqu'en 1996.

 

La population de Courcelles se modifie au cours du XIX° siècle. Auparavant constituée essentiellement de cultivateurs, manouvriers et charpentiers, la commune voit de nouvelles professions apparaître : les tisserands se multiplient vers 1820, comme les terrassiers et les maçons venus pour le canal ; on trouve des "perkalites" ou percaliers (la percale est un tissu de coton), puis les aubergistes, cabaretiers, tonneliers, charrons, maréchaux-ferrants, sans parler des éclusiers et pontonniers du canal et pour surveiller tout ce monde, les garde-champêtres.

Un meunier arrive en 1834 ; en 1838 on trouve un pêcheur et des ouvriers bateliers. A partir de 1840, les tisserands et tisserandes se transforment en tisseurs et tisseuses et en fileurs en coton, le métier s'industrialise. A la même époque on découvre des voituriers, des ouvriers de fabrique, un bimbelotier, des scieurs de long.

Le premier boulanger apparaît en 1864, un buraliste, un tailleur, un cordonnier démarrent leurs commerces vers 1870, plus tard vers 1885 s'installe un ébéniste.

Mais au milieu des ouvriers sur métaux des forges d’Audincourt et de l’usine de La Roche à Bart, la très grande majorité des Courcellois travaille dans l’horlogerie, pour des patrons de Montbéliard.

Le développement industriel autour du village a provoqué un tel brassage de population que celui-ci se retrouve au fil du temps totalement modifié. Ainsi le dénombrement de 1906 fait apparaître un village composé de 318 habitants : 310 Français et 8 étrangers (2 Suisses et 6 Alsaciens, l’Alsace étant allemande), représentant 94 ménages répartis dans 71 habitations.

·       123, soit un peu plus d’un tiers, sont natifs de Courcelles, les autres viennent des communes de la région.

Toujours en 1906, on trouve, dans l’ordre d’importance :

·       58 personnes travaillant dans l’horlogerie dont 31 chez l’Epée, 9 chez Marti,

·       25 cultivateurs travaillant pour l plupart en couple au village,

·       25 Courcelloises (couturières, tricoteuses…) dans l’industrie textile chez Zimmerli,

·       15 terrassiers, cantonniers, manœuvres…

Mais l’installation de l’usine Peugeot en 1912 semble infléchir sérieusement l’évolution démographique du village, trop éloigné de Sochaux pour l’époque. Courcelles semble alors se vider de ses habitants entre 1900 et 1920. Le caractère pavillonnaire du village s’en trouve renforcé.

 

 

 

Armoiries

Traces anciennes d'un blason en lien avec la commune de Courcelles-lès-Montbéliard

 

 Blason actuel de Courcelles, dessiné dans les années 1980 par M. Mulhenheim, archiviste à Montbéliard, Un tableau du peintre Michel Schwartz, se trouve en mairie de Courcelles.

Les deux poissons couleur or sur bande rouge signifient l'appartenance au comté de Montbéliard.

La couleur or signifie foi, force, richesse, sagesse, générosité, puissance, autorité, prééminence.

La couleur rouge symbolise la vaillance, la magnanimité, la générosité et la hardiesse.

Le bois de Courcelles est stylisé dans la partie haute alors que le raisin et la feuille de vigne  font penser aux vignes du secteur des Vignottes.

Sources principales : 

Courcelles-lès-Montbéliard autrefois, Camille et Claudine Girardot

https://clespourlhistoire.ac-besancon.fr

 

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